Prime COVID19 – D’où la nécessité de vrais syndicats.

La fameuse prime COVID19 a fait l’objet d’un versement unique sur la solde des gendarmes du mois d’août 2020. Son montant est soit de 330€, 660€ ou 1000€.

Celle-ci a été instaurée par le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020 et est destinée aux « personnels pour lesquels l’exercice des fonctions a, en raison des sujétions exceptionnelles auxquelles ils ont été soumis pour assurer la continuité du fonctionnement des services, conduit à un surcroît significatif de travail, en présentiel ou en télétravail ou assimilé ».

Par décision interministérielle, le volume des bénéficiaires correspond à 15% des effectifs. 85% sont donc écartés !

De fait, comme pour la prime résultat exceptionnel, dite PRE, le choix s’est effectué dans l’omerta. Et une fois de plus, alors que la crise avait fait naître quelques solidarités, cette prime renvoie aux divisions d’avant. Plus que jamais semer la discorde permet d’affaiblir les personnels et d’user de son pouvoir pour les influencer.

Notons toutefois que dans certaines unités, les bénéficiaires ont rassemblé dans un pot commun cette prime afin améliorer le quotidien au travail.

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Enfin, que dire du silence assourdissant et absolu des APNM? Où sont-elles pour décrier ces méthodes (PRE et prime COVID19)? Elles ne sont clairement pas au rendez-vous.

Dès lors, ont-elles un intérêt à ne pas agir? Leurs dirigeants ont-ils été destinataires de cette prime pour bon et loyaux services? Pour avoir défendu bec et ongle les décisions de la DG au cœur de la crise COVID ? La question peut se poser.

Les APNM ont pour objet de « préserver et de promouvoir les intérêts des militaires en ce qui concerne la condition militaire ». Pour notre part, nous défendons l’état de droit au profit des militaires. Notre statut ne nous permet donc pas d’intervenir sur le sujet de la prime.

Alors, comme pour la crise COVID19 (notamment sur le LCNAS, le masque, etc), comme pour le temps de travail et d’autres sujets, il est établi que les APNM sont dociles. Il est grand temps, et c’est l’un de nos combats, que des vrais syndicats naissent en gendarmerie, libres de leurs paroles et de leurs gestes, n’ayant pas peur de s’opposer, de le faire savoir dans les médias, et si nécessaire, d’ester en justice. Faire rayonner l’institution au détriment des personnels n’est plus et n’est pas concevable.