Les chiffres terribles du LCNAS en gendarmerie

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Ces chiffres émanent du Ministère de l’Intérieur et datent de juillet 2019.

Le logement concédé par nécessité absolue de service (LCNAS) en gendarmerie, c’est 76 109 logements.

30 486 sont en caserne domaniale, 33 968 en casernes louée, 1 718 en ensemble immobilier loué et 9 937 en bail auprès d’un particulier.

37 080 familles ont un logement d’âge entre 26 et 50 ans
16 218 familles ont un logement d’âge entre 10 et 25 ans
11 576 familles ont un logement d’âge de moins de 10 ans
9 734 familles ont un logement d’âge de 51 à 100 ans
1 499 familles ont un logement d’âge de plus de 100 ans !

Parmi l’ensemble du parc, les logements domaniaux ont un âge moyen pondéré de 46 ans (millésime 1973) et les logements locatifs ont un âge moyen pondéré de 26 ans (millésime 1993).

En 13 ans, le budget d’investissement immobilier a diminué de 84% :
618 millions d’euros en 2007
525 millions d’euros en 2008
163 millions d’euros en 2009
191 millions d’euros en 2010
103 millions d’euros en 2011
152 millions d’euros en 2012
6 millions d’euros en 2013 (il n’y a pas d’erreur)
12 millions d’euros en 2014
80 millions d’euros en 2015
80 millions d’euros en 2016
80 millions d’euros en 2017
105 millions d’euros en 2018
105 millions d’euros en 2019
98 millions d’euros en 2020

Pour 2020, cette somme ne correspond qu’à un tiers des besoins !

Le budget de fonctionnement n’atteint quant à lui que la moitié voire le tiers des montants nécessaires.

C’est ainsi en 2007: 55,7 millions d’euros
en 2008: 45 millions d’euros
en 2009: 43,7 millions d’euros
en 2010: 50,5 millions d’euros
en 2011: 49,7 millions d’euros
en 2012: 41,5 millions d’euros
en 2013: 40,5 millions d’euros
en 2014: 46,6 millions d’euros
en 2015: 51,7 millions d’euros
en 2016: 55,2 millions d’euros
en 2017: 57,1 millions d’euros
en 2018: 49,2 millions d’euros
en 2019: 35 millions d’euros
en 2020: 35 millions d’euros

Le constat est sévère. Dans nombre de cas, les logements ne respectent pas les conditions d’habitabilité minimale. […]
Les « parents pauvres » de son parc sont les casernements domaniaux, ainsi que ceux détenus par des tiers pour lesquels, faute de financement, toute réhabilitation devient inenvisageable. […]
Trop de logements de gendarmes ont atteint un état de vétusté inacceptable […]
La DGGN a dû sacrifier l’essentiel de ses investissements immobiliers par faute de crédits. Tout au plus a-t-elle réussi à lancer un « plan d’urgence » en faveur des logements les plus dégradés […]
La dégradation continue du parc parc domanial […]
Un investissement immobilier insuffisant pour faire face à l’augmentation des effectifs […]

Commission de la défense nationale et des forces armées

Face à ces chiffres et ce constat, doit-on encore obliger le gendarme à faire du LCNAS son domicile ?? Répondez à notre sondage:

Sondage terminé.

Tous ces chiffres sont extraits de l’avis n°2305 de la commission de la défense nationale et des forces armées de l’assemblée nationale déposé le 10 octobre 2019.

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